Au-delà des barrières             Scoutisme et santé

                                                                                             
 

S'abonner

Inscription à la newsletter

album photos

 

Vendredi 6 janvier 2006
Que souhaiter aux visiteurs de ce blog, sinon... une "bonne santé" ?

C'est ce que je vous disais le 2 janvier. Mais ce n'est pas si simple, car derrière la "bonne santé", chacun met des choses différentes.

D'abord bien sûr, personne ne souhaite être malade...pas facile de souhaiter la bonne année à quelqu'un qui est gravement malade ou handicapé !

Plus banalement, les voeux de bonne santé font partie de ceux qu'on souhaite sans y penser, un peu comme, chaque matin, on se dit bonjour : "çà va? - oui, çà va."  Ce n'est pas forcément vrai, mais on fait comme si.

Le 22 juillet 1946, l'O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé) avait essayé de définir sa raison d'être, la santé (bonne de préférence) :
"la santé ne se réduit pas à une simple absence de maladie ou d'infirmité. La santé est un complet état de bien-être, physique, mental et social."

A un moment donné la vénérable organisation avait même fixé le but à atteindre : "la santé pour tous en l'an 2000" ...

Au delà du côté utopique que comporte nécessairement une telle définition, retenons trois élements qui peuvent nous éclairer:

"bien-être" :
la santé est une notion positive, on n'est pas dans la lutte contre la maladie,mais dans une recherche de satisfaction personnelle,de plaisir,voire de bonheur.

"complet état de bien-être" : l'exigence de plénitude est ici portée à un tel niveau qu'on est en pleine  subjectivité . Qui d'autre que moi peut évaluer si je suis,ou non,en bonne santé? la notion de santé apparait ici paradoxalement comme éminemment relative.

"physique, mentale et social" : la santé est globale, elle concerne toutes les facettes de la personnalité, prises dans leur ensemble. Les approches qui s'intéressent à un seul aspect des choses sont nécessairement parcellaires.

Pas simple...l'OMS a nuancé par la suite ses propositions, et d'autres définitions de la santé ont été proposées. Avant d'y revenir, nous ferons un détour par les voeux que les compagnons avaient formulés à l'occasion du Nouvel An 2001... histoire d'aborder la santé sous un autre angle.




Lundi 2 janvier 2006
Difficile d'y échapper : début janvier, c'est la période des voeux.

Autrefois, la première quinzaine de janvier, chacun était tenu de faire le tour  de ses amis et connaissances pour échanger ses voeux.
L'envoi des cartes de voeux a pris le relais, saturant les centres de tri postal.

Aujourdhui, ce sont les réseaux de télécommunication  qui saturent devant  l'explosion de l'envoi des SMS le premier janvier à minuit ...

En 1791, le Jour de l'An avait été supprimé tant le rituel des voeux paraissait vain aux élus du peuple qui siégeaient à la Convention aux lendemains de la Révolution:  

« Citoyens, assez d'hypocrisie ! Tout le monde sait que le Jour de l'An est un jour de fausses démonstrations, de frivoles cliquetis de joues, de fatigantes et avilissantes courbettes... »

Sincères ou obligés, les voeux de Nouvel an peuvent être  l'occasion d'un nouveau départ :

C'est l'occasion  de renouer contact avec d'anciennes connaissances perdues de vue depuis longtemps...

  • C'est aussi le temps des bonnes résolutions : puisqu'une nouvelle année commence, prenons un nouveau départ.  Oublions les mauvaises choses de l'année passée pour faire mieux  dans la nouvelle année qui commence.
Si les voeux de nouvelle année n'existaient pas, il faudrait les inventer : tout aussi artificiels soient-ils, c'est  un bon facteur de "résilience", un bon moyen de se relancer sur des bases nouvelles et  de mieux résister aux épreuves de la vie.

Alors que souhaiter aux visiteurs de ce blog, sinon... une "bonne santé" ? 
une santé au sens noble du terme, une vitalité  qui vous habite tous les jours de 2006.

Dans les prochains jours je développerai un peu plus ce que m'inspire la "bonne santé". 

Très bonne et heureuse année à tous les anonymes visiteurs de ce site. 


Mardi 1 novembre 2005
Savourer, pas simplement manger. Exercer ses papilles gustatives pour découvrir toute la palette des saveurs existantes.

La semaine du goût qui s'est tenue début octobre appelait l'une de ses propositions "les éclaireurs du goût".  Un titre que je reprends ici en forme de clin d'oeil.

Sommes-nous des "éclaireurs", capables  d'éduquer les jeunes et les moins jeunes à affiner leurs perceptions gustatives?
La question, posée sur laToileScoute, a ouvert quelques pistes intéressantes :

Diversifier, cuisiner naturel :

" Sortir du "poulet frites" dominical (1 foyer sur 3), de la purée en sachet du soir, du plat de nouilles, du macdo du midi.... Proscrire les boites de raviolis. Réintroduire les condiments, tels l'ail, l'oignon, l'echalotte, etc ... c'est 3 fois rien mais ca change vraiment la nature d'un plat .

Monter un four : c'est génial pour faire de la cuisine au camp, et ça se monte très facilement.

Utiliser les produits de la region du camp d'été, les légumes et les fruits de la région et de la saison. "

Expérimenter :

"On peut tout cuisiner en camp (même sur feu de bois) :

- Du vrai poisson en papillote, qu'il faut en plus préparer. C'est ultra simple à faire, les jeunes trouvent ca très drôle, surtout couper les têtes, et finalement : "euh y a qu'une papillote par personne ?"

- Au lieu de faire une escalope avec du riz et la creme aux champignons (mega classique), tu fais une escalope avec du riz, des ananas frits et du curry. Les jeunes sont d'abord surpris, surtout ceux qui préparent sont un peu désarmés, se demandant quel est le rapport entre ces différents ingrédients... puis tu constates que la gamelle est vide, qu'ils en ont tous redemandés.

- Préparez le chili vous même au lieu de l'acheter  en boite. Le temps de préparation est à peine plus long, le repas 100 fois meilleur, et le coût 40% moins élevé .

- On est allés jusqu'au saumon grillé au barbecue,super bon... "


Mais rester prudent :

"Il y a aussi prise de risque dans nos super recettes. Et parfois l'audace rate. C'est  bien pour çà d'ailleurs qu'il y a toujours des raviolis en joker dans une malle chez moi..."
Quelques savoureux exemples de  ratés dans le sujet "délices de saveurs" ...


Manger équitable :

"La cuisine, c'est aussi l'education à ce que j'appelerai le commerce intelligent ; acheter au maximum des produits qui n'ont pas été transportés afin de limiter la pollution dûe aux transports. Utiliser des produits d'agriculture raisonnée, moins chers que le bio, dont le goût est bien meilleur sans pour autant se ruiner. "

Profiter des temps de repas:

"Osons faire des plats qui ont de la gueule, le temps passé n'est surement pas une perte de temps.
Le repas est un moment convivial qui permet de se poser un peu, mais aussi de feter les choses comme il se doit. "

Les repas, un temps d'apprentissage :

"Les jeunes doivent gouter à tout... et on doit les impliquer dans la création des menus, des plats.
Important aussi, il faut faire avec eux. Un jeune ne peut acquérir l'autonomie sans un apprentissage... Aux louveteaux comme aux pionniers, il faut cuisiner avec eux pour les guider dans la créativité et dans l'équilibre alimentaire.

Quand le repas redevient un vrai temps d'activité...Un camp où on mange bien est le premier pas vers la réussite."

Des concours cuisine qui aient du sens:

" pourquoi un concours cuisine ? Ils permettent  de sensibiliser les enfants sur l’hygiène, l’équilibre des repas, les saveurs etc… Moi j'ai clairement la réponse : en n'oubliant pas de les accompagner...les activités doivent être au service du projet pédagogique, et pas l'inverse ! "

 
Des ateliers cuisine:

" Un atelier cuisine avec des scouts, c'est largement aussi éducatif qu'un jeu ou un atelier théatre... travailler en équipe, imaginer, être attentif... apprendre  quelques tour de main de cuisine de camp, par exemple  à faire une béchamel (ça nourrit les jeunes, çà ne coûte absolument rien et c'est bon), ou faire des sauces curry, guacamole, qui peuvent agrémenter des crudités (tomate, carotte)..."


Le meilleur pour la fin :

" Qu'y a t-il de plus merveilleux de voir à la rentrée des parents venir et dire :  je ne sais pas comment vous avez fait, mais depuis le camp, ma fille mange des tomates... "

Dans un prochain article, nous parlerons des déficiences liées au goût, et des rapports entre le goût et les autres perceptions sensorielles.

Mercredi 26 octobre 2005
La vue, l'ouie, mais aussi le goût, l'olfaction, le toucher: cinq sens qui nous mettent en relation avec le monde. Cinq sens qui sont plus ou moins développés.

Parfois l'un d'eux manque ou est altéré. Il peut en résulter pour la personne  des incapacités ou des désavantages importants par rapport aux autres. 

Les déficiences auditives et visuelles sont les déficiences sensorielles les plus faciles à identifier, sans doute parce que la vue et l'audition sont les capacités
le plus souvent sollicitées dans nos sociétés.
Les déficiences du goût, de l'olfaction, du toucher  entraînent également des incapacités bien gênantes mais peut-être moins handicapantes dans la vie sociale.


En cas de déficience sensorielle les personnes vont mettre en place au fil du temps des stratégies de développement alternatives, ou "compensatrices" .

Ainsi les personnes malvoyantes perçoivent des bruits imperceptibles pour les autres et ont un sens tactile particulièrement aiguisé. L'écriture Braille est  basée sur le toucher.
Les malentendants développent des capacités d' observation qui vont leur permettre de lire sur les lèvres et une gestuelle leur permettant de communiquer à travers le langage des signes.

Le scoutisme se propose d'aider chaque jeune à découvrir ses capacités et à les développer. (cf article précédent)
Dans cette logique il parait tout à fait envisageable de  proposer des programmes pour développer les capacités sensorielles bien au-delà de ce qui est couramment pratiqué :

Observer, pas simplement  voir.
Ecouter, pas simplement entendre.
Palper, pas simplement toucher.
Savourer, pas simplement manger.
Humer, pas simplement  sentir.

La logique d'Arc en ciel nous entraîne parfois loin de la seule question de l'accueil des personnes handicapées.

Nous nous intéresserons successivement à chacun des cinq sens dans nos prochains articles,  dans le cadre d'une nouvelle rubrique:  développer ses capacités.

 
 
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus