Vous l'avez peut-être remarqué, j'ai rajouté quelques mots d'explication en face des différents liens proposés dans le menu "au fil du web" : tous les liens proposés sont donc, à ce jour, actifs! merci de me signaler, comme certains d'entre vous l'ont fait, les erreurs qui auraient échappé à ma vigilance.
D'autres modifications vont suivre, notamment des regroupements d'articles, pour faciliter les recherches de ceux qui veulent approfondir un sujet précis.
N'hésitez pas à me faire part de vos suggestions pour améliorer ce site.
Le blog "au-delà des barrières" a 10 mois aujourd'hui.
Je l'ai lancé au départ pour relayer les initiatives d'ouverture du scoutisme en direction des personnes handicapées, en appui aux animations du service Handicaps des Scouts et Guides de France.
Dans les jours qui ont suivi nous avons publié un reportage sur les championnats d'Europe de basket Handisports, auxquels nous étions associés, des "cartes postales " (unités adaptées, camps et projets d'unité intéressants...), des documents de référence sous forme de "fiches pratiques"...
A l'automne je me suis vu confier une mission différente et inattendue: approfondir les questions d'éducation pour la santé chez les Scouts et Guides de France, de manière à aider le Mouvement à être davantage efficace et pertinent.
J'ai décidé de continuer à écrire ce blog en diversifiant peu à peu les sujets traités.
Le 30 novembre 2005 (cf l'article de ce jour-là) l'ancien blog Arc en ciel est devenu le blog "au delà des barrières: scoutisme, handicaps et santé" .
1800 visites en 10 mois (6 visites par jour) montrent que ce blog fait avec les moyens du bord par un non spécialiste de l'informatique continue d'en intéresser quelques-uns.
Aujourd'hui je fais à nouveau évoluer le titre, qui devient tout simplement "scoutisme et santé".
Je continuerai à explorer à ma manière et à titre tout à fait personnel les rapports du scoutisme avec les personnes handicapées, au fil des événements, des sollicitations ou des informations qu'on voudra bien me faire parvenir. Mais la question du handicap et des personnes handicapées ne sera plus le sujet central.
J'ai peu parlé de moi jusqu'ici, alors qu'un blog est souvent un moyen d'expression pour parler de soi. Au bout de 10 mois, le moment est venu de faire les présentations.
Je suis médecin. Après avoir été urgentiste plusieurs années, je suis à présent généraliste à Vienne, dans l'Isère. Un cabinet de groupe dans un quartier plutôt "défavorisé".
Je fais du scoutisme depuis très longtemps (chez les Scouts de France et maintenant chez les Scouts et Guides de France). J'ai toujours jugé le changement de fonction au bout de 3-4 ans et des pauses de temps en temps comme une question d'hygiène mentale indispensable...
Je ne fais pas çà pour passer le temps mais parce que c'est l'engagement associatif et humain que j'ai trouvé le plus en phase avec mes convictions.
J'ai eu des responsabilités importantes dans la branche scouts (les 11-15 ans) et dans la branche aînée (les 17-21 ans). Je suis marié, j'ai une fille qui est louvette,et j'aurai 50 ans deux jours après les Rencontres nationales des Scouts et Guides de France.
A l'automne j'ai accepté avec d'autres parents de prendre la responsabilité du groupe Scouts et Guides de France de Vienne...avoir un engagement local quand on le peut me semble important.
En 1989 j'avais fait ma thèse de médecine sur l'éducation à la santé des préadolescents par les méthodes du scoutisme. Je l'ai relue dernièrement, et je ne suis pas sûr que nous soyions beaucoup plus pertinents dans ce domaine aujourd'hui qu'hier.
Nous avons des atouts indiscutables mais nous ne les utilisons pas pleinement.
Le Mouvement des Scouts et Guides de France a lancé à l'automne une démarche de rénovation de ses programmes pédagogiques qui doit se conclure dans le courant de l'année 2007. Une opportunité bienvenue pour faire avancer les choses.
Dans les prochaines semaines et les prochains mois, ce blog continuera de relayer la réflexion et les débats menés sur le sujet, et à présenter les initiatives intéressantes dans ce domaine.
Pour être tout à fait complet, il faut savoir que l'APF consacre également un site Internet très documenté et très bien fait à toutes les situations de handicap moteur.
C'est le site APF moteurline, "le portail des situations de handicap moteur".
Vous y trouverez
- Des textes de références et des liens vers d'autres sites concernant les déficiences motrices en général.
- Des informations précises sur toute une série de déficiences ou de maladies,et sur les troubles associés : l'infirmité motrice cérébrale (IMC), les traumatismes crâniens, la sclérose en plaques, les myopathies, les affections qui peuvent provoquer une petite taille, le polyhandicap etc...
Il y a toute une liste des situations de handicap moteur à laquelle vous pouvez vous référer.
- Des statistiques sur le handicap.
- Des textes officiels.
-des textes de référence sur "Ethique et handicap", "droits des malades".
- Différentes visions du "handicap", par les gouvernements, les associations, et par les personnes elles-même ( cf la rubrique des sites web personnels...)
Bref, une mine d'informations en tous genres très utile à tous ceux qui un jour, franchissent le pas d'accueillir un jour dans leur unité un enfant ou un jeune porteur d'une déficience motrice.
... Le manque d'information sur la réalité de certaines déficiences et sur ses conséquences, dans la vie quotidienne et dans ses relations avec les autres fait parfois reculer.
Avec le site APF moteurline, c'est un accès direct aux informations qui est offert à tous.
Du fait des contraintes de la mise en page, l’interview était beaucoup plus succincte que celle pour laquelle j‘avais été sollicité.
En exclusivité pour les visiteurs du blog, voici donc le texte de l’interview avant correction. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
Sensible aux inquiétudes des parents, alerté par les échos venus de responsables locaux sur la question de la consommation d’alcool de façon excessive au cours des activités de scoutisme, le délégué général a souhaité faire avancer la réflexion sur ce dossier délicat.
Pourquoi et comment avez-vous été désigné pour réfléchir sur le thème de la consommation d’alcool ?
D.S.: La mission qui m’a été confiée est plus vaste que le simple domaine de la consommation d’alcool. La santé est l’un des domaines éducatifs privilégiés depuis toujours par le scoutisme et le guidisme. J’avais fait ma thèse sur le sujet et je pense toujours que le scoutisme est un bon outil pour développer des capacités à être en bonne santé...mais c’est un outil parfois sous utilisé.
Le fait d’être scout ne nous met pas à l’abri de toute difficulté ou de tout excès. Ainsi l’enquête menée avec le CREDOC au cours du rassemblement Solidaires au cours de l’année 2000 montrait que le comportement des 8 000 pionniers interrogés était proche de celui des autres jeunes de leur âge.
La consommation excessive de boissons alcoolisées reste un peu tabou dans le mouvement. Il y a un statut légal et valorisé de cette consommation dans notre société, et l’ivresse d’un jeune est souvent plus facilement tolérée que la consommation excessive d’autres produits.
La situation est-elle préoccupante ?
D.S. : J’ai interrogé récemment des responsables des différentes tranches d’âge. Il ne semble pas y avoir de problème réel avant 14-15 ans, hormis des cas isolés. Les difficultés semblent plus fréquentes ensuite: on assiste à des habitudes qui s’installent, une consommation régulière ou des répétitions d’ivresse plusieurs fois par an.
Ce n’est pas fréquent mais certains jeunes peuvent être plus vulnérables et les maîtrises doivent vraiment en tenir compte. Des études récentes ont montré que plus on commençait tôt à avoir une consommation excessive et plus on avait de chances de devenir dépendant à l’âge adulte.
Les maîtrises ne doivent donc absolument pas banaliser les choses, et porter une attention particulière aux jeunes les plus exposés.
Comment est-il possible que des jeunes consomment de l’alcool pendant un camp ou un week-end ?
D.S. : L’un ou plusieurs d’entre eux emportent des bouteilles dans leur sac, prises chez eux ou achetées au supermarché et se les partagent ensuite. Cela peut se faire avant un WE, au début d’un camp, lors des 48h Pionniers, à l’occasion d’un rassemblement territorial, d’une route compagnons…
L’une des difficultés à l’âge des pionniers et des caravelles est la barrière légale des 16 ans, au-delà de laquelle un mineur peut acheter ou consommer de l’alcool : or les pionniers ont moins de 16 ans mais parfois plus…la limite des 16 ans joue souvent dans un sens permissif alors que ce devrait être l’inverse !
Ainsi, sans penser à mal, lors d’une fête de fin de camp ou une inauguration, on invite le maire et quelques habitants du village proche. On accepte que les pionniers boivent un verre, parfois ils sont même chargés de servir l’apéritif ; pris par l’accueil des invités, les chefs relâchent leur attention et il peut arriver qu’un ou deux pionniers abusent de l’alcool.
Ceci dit, et pour relativiser les choses, 50 % des jeunes de 12 ans ont déjà consommé au moins une fois des boissons alcoolisées, et là ce sont plutôt les fêtes de famille qui sont en cause…
Que peut-on attendre des chefs face à ces difficultés ?
D.S.: L’attitude des chefs me semble primordiale.
Ils doivent faire attention à ce qu’ils induisent par leur comportement et être clairs eux-mêmes quant à leur propre consommation d’alcool.
L’adolescence est un âge fragile où peuvent s’installer des habitudes de consommation. C’est aussi un âge où les jeunes recherchent une autorité, des repères, des limites solides. Quand nous recrutons des chefs pour les 14-17 ans, ils doivent être capables de se positionner de manière claire face à des adolescents, alors qu’ils sont eux-mêmes souvent en face des mêmes problématiques : une certaine maturité est nécessaire.
Par ailleurs, si nous prétendons être un mouvement éducatif dans le domaine de la santé, un des membres de la maîtrise peut en prendre la responsabilité. Ce pourrait être un contenu passionnant pour la fonction d’assistant sanitaire, qui se cantonne trop souvent à la gestion des petits soins pendant le camp.
Quelle est l’attitude prônée par le mouvement ?
D.S.: A ce stade de la réflexion, je ne peux guère qu’avancer quelques recommandations personnelles qui devront être discutées et approfondies, notamment à l’occasion des Rencontres nationales du Mouvement en mai.
Les responsables des tranches d’âge 14-17 ans et 17-21 ans doivent impérativement en avoir discuté en équipe de maîtrise avant les week-ends, les rassemblements et les camps. Ils se mettront d’accord sur une attitude claire à respecter par tous, et sur les modalités d’intervention à avoir si nécessaire.
Chaque membre de la maîtrise est-ils au clair par rapport à sa propre consommation de boissons alcoolisées ? si ce n’est pas le cas, toute consommation d’alcool sur le lieu d’activité doit être bannie, car les risques de dérapage sont importants…
En tout état de cause chaque maîtrise doit se fixer des règles strictes sur cette consommation ; par exemple s’ils consomment un peu d’alcool lorsqu’ils sont entre eux, l’un d’entre eux ne boira rien pour être sûr d’être en pleine possession de ses moyens en cas d’imprévu.
Certains pensent que dans la mesure où chez eux les chefs consomment de la bière ou prennent l’apéritif avant les repas, ils peuvent continuer à le faire en camp : ainsi les plus jeunes ont l’image d’une consommation d’adultes responsables… l’argument me semble recevable, mais on renforce ainsi l’idée que l’alcool est l’ingrédient indispensable des moments de détente et des soirées de fête.
Le choix pédagogique de faire vivre des camps pionniers/caravelles et des rassemblements compagnons/JEM rigoureusement sans alcool me semble autrement plus fort…
Celui qui avait révélé l'affaire sur le site de LaToileScoute, chef pionnier bourguignon de son état, s'est plaint ici même que son nom n'ait pas été cité:
"Hep!!!! Je suis pas cité en auteur de ce message..... moi qui ai toujours rêvé de cybercélébrité."
Certes, mais ignorant tout sur l'identité de cette personne, qui sur LaToileScoute se fait appeler Chiot As., et qui signe aussi "Chiot piscicole", j'avais préféré m'abstenir . Peut-être s'agit il d'un adepte de la nage sportive dans les étangs de la Dombes...
Quoi qu'il en soit, le susnommé Chiot As. vient de récidiver sur LaToileScoute, où il raconte la suite, que je vous livre brut de décoffrage :
" Ca y est, j'ai le compte rendu du Déléter.
Le prefet de Saône-et-Loire l'a écouté attentivement. Il a écouté la gendarmerie. Il a écouté la radio et les éleveurs de volailles. Il a écouté sa femme et le cuisinier de la sous-préfecture aux champs.
A l'issue de cette entrevue, il a été décidé de saisir les cuisses de poulet mais de ne pas appliquer la saisie pour permettre aux pionniers de manger tout de même (3 jours après, ils avaient les crocs).
Du coup, le Déleter a décidé de maintenir son courrier au ministre de l'Agriculture mais de ne pas l'envoyer pour que les pionniers puissent organiser leur prochain week-end mais ne pas y aller et libérer ainsi leur chef pour qu'il puisse se marier ce week-end-là mais ne pas consommer.
Il pourra ainsi mettre sa chemise dans le pantalon puisque ledit chiot chef est naturiste mais pas pratiquant.
Le 15 avril, à l'occasion de la vigile pascale, tous les chefs pionniers du territoire sont invités à se réunir pour essayer de comprendre les décisions du Déléter.
Jacques Chiot. "
Je décline toute responsabilité quant à la teneur de ces propos: laissons à Chiot As. ce qui appartient à Chiot As.
PS. Pour les non initiés,le terme "Déléter" veut dire "délégué territorial". C'est un peu le "responsable départemental" de l'association.