Au-delà des barrières             Scoutisme et santé

                                                                                             
 

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Mercredi 30 novembre 2005

J'avais lancé ce blog  en réponse à un besoin : soutenir les actions d'ouverture aux personnes handicapées des Scouts et Guides de France.

Il était le reflet des travaux de l'équipe nationale Arc en ciel: Anne-Cécile BOISANFRAY, Isabelle CHARRITTE, Maryse MORAIN, Christian BERNARD et moi-même, Dominique SOLAZZI.

Depuis peu, j'ai changé de fonction. Je suis à présent  chargé de mission  pour l'éducation à la santé.

Pour ne pas interférer avec l'action de la nouvelle équipe Handicaps, j'ai choisi de faire prendre au site un virage éditorial clair :
ce n'est plus le blog "arc en ciel", mais un blog consacré aux questions d'éducation à la santé en rapport avec le scoutisme.

Néanmoins la question de l'ouverture aux personnes handicapées restera l'un des thèmes abordés ici.
Nous poursuivrons notamment la mise en ligne des fiches pratiques Arc en ciel, dont l'ancienne équipe reste responsable.

L'approche qui sera privilégiée ne surprendra pas les visiteurs habituels de ce blog :
Nous sommes un Mouvement éducatif, notre but en matière de santé consiste à développer chez  chaque jeune les capacités personnelles à vivre en bonne santé.

Pourquoi le titre "au delà des barrières" ? 
parce qu'il reprend d'une autre manière l'idée force de la proposition Arc en ciel.
Et  parce que dans le domaine de la santé aussi  il me semble important d'agir de manière globale, sans s'enfermer dans une spécialité ou dans des idées toutes faites.

J'aurai l'occasion d'y revenir.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en laissant un commentaire ci-dessous .

 

par Dominique SOLAZZI publié dans : La lettre du blog
Lundi 7 novembre 2005
Pierre Scieur, président de l'association "les Scouts "  (Fédération des Scouts Catholiques de Belgique)  a eu une intervention remarquée il y a 8 jours au Forum pédagogique de Jambville.

Il  avait précédemment suivi de près la  rédaction dans son association d'un document intitulé "des enfants extraordinaires"  dont voici un extrait: 

" Dans ce cahier, nous voulons vous aider à mieux découvrir ceux que nous avons
appelés les enfants “extra-ordinaires”.
Ces enfants sont atteints d’une déficience physique ou mentale, une spécificité qui leur est propre et avec laquelle ils construisent leur vie envers et contre tout.
Ils déploient souvent une énergie, elle aussi “extraordinaire” pour se débrouiller, pour mettre en oeuvre des stratégies compensatoires à leur handicap et pour s’intégrer.Pensons à ces peintres sans bras, dont les oeuvres d’art figurent chaque année sur les cartes de voeux...
Dans ce cahier, nous voulons vous proposer des pistes pour pouvoir - mais aussi tout d’abord pour oser - réussir l’intégration de ces enfants et adolescents dans nos unités scoutes “ordinaires”.  "

C'est tout le contenu de ce  document que nous vous invitons à découvrir : nos amis belges ont une manière bien à eux de présenter les choses,  mais laissons- nous conduire et nous y  apprendrons beaucoup.

Des enfants extraordinaires  dans nos unités ordinaires?  un message à méditer...

par Dominique SOLAZZI publié dans : Boîte à outils
Mardi 1 novembre 2005
Savourer, pas simplement manger. Exercer ses papilles gustatives pour découvrir toute la palette des saveurs existantes.

La semaine du goût qui s'est tenue début octobre appelait l'une de ses propositions "les éclaireurs du goût".  Un titre que je reprends ici en forme de clin d'oeil.

Sommes-nous des "éclaireurs", capables  d'éduquer les jeunes et les moins jeunes à affiner leurs perceptions gustatives?
La question, posée sur laToileScoute, a ouvert quelques pistes intéressantes :

Diversifier, cuisiner naturel :

" Sortir du "poulet frites" dominical (1 foyer sur 3), de la purée en sachet du soir, du plat de nouilles, du macdo du midi.... Proscrire les boites de raviolis. Réintroduire les condiments, tels l'ail, l'oignon, l'echalotte, etc ... c'est 3 fois rien mais ca change vraiment la nature d'un plat .

Monter un four : c'est génial pour faire de la cuisine au camp, et ça se monte très facilement.

Utiliser les produits de la region du camp d'été, les légumes et les fruits de la région et de la saison. "

Expérimenter :

"On peut tout cuisiner en camp (même sur feu de bois) :

- Du vrai poisson en papillote, qu'il faut en plus préparer. C'est ultra simple à faire, les jeunes trouvent ca très drôle, surtout couper les têtes, et finalement : "euh y a qu'une papillote par personne ?"

- Au lieu de faire une escalope avec du riz et la creme aux champignons (mega classique), tu fais une escalope avec du riz, des ananas frits et du curry. Les jeunes sont d'abord surpris, surtout ceux qui préparent sont un peu désarmés, se demandant quel est le rapport entre ces différents ingrédients... puis tu constates que la gamelle est vide, qu'ils en ont tous redemandés.

- Préparez le chili vous même au lieu de l'acheter  en boite. Le temps de préparation est à peine plus long, le repas 100 fois meilleur, et le coût 40% moins élevé .

- On est allés jusqu'au saumon grillé au barbecue,super bon... "


Mais rester prudent :

"Il y a aussi prise de risque dans nos super recettes. Et parfois l'audace rate. C'est  bien pour çà d'ailleurs qu'il y a toujours des raviolis en joker dans une malle chez moi..."
Quelques savoureux exemples de  ratés dans le sujet "délices de saveurs" ...


Manger équitable :

"La cuisine, c'est aussi l'education à ce que j'appelerai le commerce intelligent ; acheter au maximum des produits qui n'ont pas été transportés afin de limiter la pollution dûe aux transports. Utiliser des produits d'agriculture raisonnée, moins chers que le bio, dont le goût est bien meilleur sans pour autant se ruiner. "

Profiter des temps de repas:

"Osons faire des plats qui ont de la gueule, le temps passé n'est surement pas une perte de temps.
Le repas est un moment convivial qui permet de se poser un peu, mais aussi de feter les choses comme il se doit. "

Les repas, un temps d'apprentissage :

"Les jeunes doivent gouter à tout... et on doit les impliquer dans la création des menus, des plats.
Important aussi, il faut faire avec eux. Un jeune ne peut acquérir l'autonomie sans un apprentissage... Aux louveteaux comme aux pionniers, il faut cuisiner avec eux pour les guider dans la créativité et dans l'équilibre alimentaire.

Quand le repas redevient un vrai temps d'activité...Un camp où on mange bien est le premier pas vers la réussite."

Des concours cuisine qui aient du sens:

" pourquoi un concours cuisine ? Ils permettent  de sensibiliser les enfants sur l’hygiène, l’équilibre des repas, les saveurs etc… Moi j'ai clairement la réponse : en n'oubliant pas de les accompagner...les activités doivent être au service du projet pédagogique, et pas l'inverse ! "

 
Des ateliers cuisine:

" Un atelier cuisine avec des scouts, c'est largement aussi éducatif qu'un jeu ou un atelier théatre... travailler en équipe, imaginer, être attentif... apprendre  quelques tour de main de cuisine de camp, par exemple  à faire une béchamel (ça nourrit les jeunes, çà ne coûte absolument rien et c'est bon), ou faire des sauces curry, guacamole, qui peuvent agrémenter des crudités (tomate, carotte)..."


Le meilleur pour la fin :

" Qu'y a t-il de plus merveilleux de voir à la rentrée des parents venir et dire :  je ne sais pas comment vous avez fait, mais depuis le camp, ma fille mange des tomates... "

Dans un prochain article, nous parlerons des déficiences liées au goût, et des rapports entre le goût et les autres perceptions sensorielles.

 
 
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