La définition traditionnelle du handicap est basée sur la "séquence de Wood" proposée par l'OMS en 1980 :
Les déficiences sont constituées par l'absence ou le mauvais fonctionnement d'une partie du corps ou d'un système: par exemple l'absence d'une jambe, une anomalie oculaire, l'atrophie d'une partie du cerveau...
Les incapacités désignent les difficultés ou impossibilités à réaliser certains actes élémentaires : se tenir debout, voir de loin, s’habiller, parler…
Les désavantages (ou "handicaps" ) désignent des difficultés ou impossibilités à agir dans la vie sociale : conduire une voiture, occuper un emploi à responsabilité, faire du tourisme...
Cette classification va être peu à peu remplacée par une nouvelle classification de l'OMS, la "classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé" ... un nouveau modèle basé sur l'idée que le fonctionnement d'une personne résulte de l'équilibre entre son état de santé et le contexte dans lequel elle vit.
Le scoutisme pour sa part ne s'intéresse pas d'abord aux déficiences ou aux incapacités du jeune, mais à ses capacités :
Le postulat de départ, c'est que chaque jeune a des capacités qu'il s'agit de repérer et de développer... un potentiel de progression important qui ne demande qu'à s'exprimer.
Chaque jeune, pour pouvoir progresser, a aussi des besoins spécifiques d'accompagnement, de soutien, de stimulation... plus ou moins importants.
C'est aux responsables scouts qu'il appartient de répondre au mieux à ces besoins spécifiques, pour permettre à chaque jeune de parvenir à son plein épanouissement.
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