En 2004 et 2005 les Scouts et Guides de France s'étaient associés à l'opération. Ce n'est pas le cas cette année, mais il n'y a pas besoin d'une opération nationale pour vivre localement des rencontres intéressantes.
J'y reviendrai de manière plus détaillée dans les prochains jours.
Qu'est-ce donc que la semaine nationale des personnes handicapées physiques ?
Un "marronnier" pour certains, qui revient chaque année au début du printemps.
Plus justement une opération de récolte de fonds au bénéfice des associations organisatrices, l'APF, l'ADAPT et l'Ordre de Malte ces dernières années, l'APF seule cette année.
Ces fonds permettent aux délégations départementales de l'APF de mener à bien des projets et actions de proximité en faveur des personnes en situation de handicap moteur.
Comme le précise le dossier de presse,
"Par ces projets et actions, l'association a un but : lutter contre les discriminations dont sont victimes les personnes avec un handicap moteur en leur permettant d'être plus présentes dans la société... Ainsi des projets pour rompre l'isolement des personnes en situation de handicap, favoriser l'accessibilité des lieux publics ou privés ou favoriser l'accompagnement social, pourront être mis en place grâce à l'argent récolté."
Les Scouts et Guides de France peuvent contribuer à rompre l'isolement des enfants et des jeunes en situation de handicap en partageant des activités avec eux, ou mieux, en leur proposant de devenir scouts...
Agir avec l'APF peut être un projet tout à fait intéressant.
Cette année,"l'APF invite le public à faire un geste solidaire, de proximité, lors de cette semaine : acheter pour 2€ un bracelet au message symbolique : "Différent comme tout le monde". Une vision pas trop éloignée de nos ambitions d'éduquer à la diversité.
L'accent est mis sur la lutte contre les discriminations dont sont victimes les personnes en situation de handicap. En voici quelques exemples, tirés du même dossier de presse, et qui donnent à réfléchir:
"Le handicap arrive en tête des citations (66% des Français) des causes les plus importantes de discrimination en France, à égalité avec l’origine ethnique...
Près de la moitié des Français s’adresseraient plutôt à l’accompagnateur de la personne en situation de handicap qu’à cette dernière si ces deux personnes gênaient leur passage. "
Ou encore ce témoignage:
"La plupart du temps, lorsque vous louez une chambre pour une personne handicapée,c’est un lit à une place. L’idée que cette personne pourrait être en couple n’effleure même pas les esprits ! ...
parfois, lorsque nous sommes tous les deux, les gens regardent Nadine, puis mon fauteuil et me demandent : « C’est votre tierce personne ?
- Non, c’est ma femme ! » "
Je reviendrai comme promis sur les actions possibles avec l'APF.