J'ai consacré il y a peu une série d'articles à l'APF et aux actions possibles des Scouts et Guides avec cette association.
Pour être tout à fait complet, il faut savoir que l'APF consacre également un site Internet très documenté et très bien fait à toutes les situations de handicap moteur.
C'est le site APF moteurline, "le portail des situations de handicap moteur".
Vous y trouverez
- Des textes de références et des liens vers d'autres sites concernant les déficiences motrices en général.
- Des informations précises sur toute une série de déficiences ou de maladies,et sur les troubles associés : l'infirmité motrice cérébrale (IMC), les traumatismes crâniens, la sclérose en plaques, les myopathies, les affections qui peuvent provoquer une petite taille, le polyhandicap etc...
Il y a toute une liste des situations de handicap moteur à laquelle vous pouvez vous référer.
- Des statistiques sur le handicap.
- Des textes officiels.
-des textes de référence sur "Ethique et handicap", "droits des malades".
- Différentes visions du "handicap", par les gouvernements, les associations, et par les personnes elles-même ( cf la rubrique des sites web personnels...)
Bref, une mine d'informations en tous genres très utile à tous ceux qui un jour, franchissent le pas d'accueillir un jour dans leur unité un enfant ou un jeune porteur d'une déficience motrice.
... Le manque d'information sur la réalité de certaines déficiences et sur ses conséquences, dans la vie quotidienne et dans ses relations avec les autres fait parfois reculer.
Avec le site APF moteurline, c'est un accès direct aux informations qui est offert à tous.
Pour être tout à fait complet, il faut savoir que l'APF consacre également un site Internet très documenté et très bien fait à toutes les situations de handicap moteur.
C'est le site APF moteurline, "le portail des situations de handicap moteur".
Vous y trouverez
- Des textes de références et des liens vers d'autres sites concernant les déficiences motrices en général.
- Des informations précises sur toute une série de déficiences ou de maladies,et sur les troubles associés : l'infirmité motrice cérébrale (IMC), les traumatismes crâniens, la sclérose en plaques, les myopathies, les affections qui peuvent provoquer une petite taille, le polyhandicap etc...
Il y a toute une liste des situations de handicap moteur à laquelle vous pouvez vous référer.
- Des statistiques sur le handicap.
- Des textes officiels.
-des textes de référence sur "Ethique et handicap", "droits des malades".
- Différentes visions du "handicap", par les gouvernements, les associations, et par les personnes elles-même ( cf la rubrique des sites web personnels...)
Bref, une mine d'informations en tous genres très utile à tous ceux qui un jour, franchissent le pas d'accueillir un jour dans leur unité un enfant ou un jeune porteur d'une déficience motrice.
... Le manque d'information sur la réalité de certaines déficiences et sur ses conséquences, dans la vie quotidienne et dans ses relations avec les autres fait parfois reculer.
Avec le site APF moteurline, c'est un accès direct aux informations qui est offert à tous.
par Dominique SOLAZZI
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Au fil du web
Comme je l'écrivais il y a quelques jours, le maire de Vancouver, qui accueillera les Jeux Olympiques d'hiver dans 4 ans, est partie prenante du projet "Philia".
Quelques éléments trouvés sur leur site pour comprendre de quoi il s'agit :
"Le projet Philia est fondé sur la conviction que la santé, la solidité et le bien-être des communautés repose sur la participation et l'apport de tous et chacun de ses membres en tant que citoyens actifs et engagés."
Je me reconnais assez volontiers dans cette déclaration préliminaire.
"Nous croyons qu'il est possible de créer au Canada une société qui aille au delà de l'État providence; une société qui non seulement subvient aux besoins de tous, mais où chaque personne peut s'épanouir en toute dignité et être un citoyen à part entière.
Philia veut stimuler un dialogue sur cette vision en mettant l'accent sur la contribution des personnes marginalisées ou exclues en raison de handicaps physiques ou intellectuels.
Les défis qu'affronte la société actuelle sont en effet tels que les talents de tous sont nécessaires pour les relever."
Il ne s'agit pas seulement d'intégrer, mais de valoriser les apports des personnes considérées comme les plus vulnérables.
"En 1993, un petit groupe de Canadiens se réunissait pour examiner la question suivante: "À un moment où les fondements de l'État-Providence sont de plus en plus fragiles, comment pourrait-on créer dans nos collectivités une véritable atmosphère d'hospitalité à l'endroit des personnes vulnérables, faire mieux apprécier la diversité qu'elles apportent et susciter une plus grande capacité d'empathie à leur égard?" "
Fermons les yeux...et transposons en France.
"En 1999... Mettant l'accent aussi bien sur l'innovation que sur l'analyse réfléchie des situations actuelles et des traditions du passé pour en tirer une inspiration, le projet issu de cette démarche prit le nom de "Philia", mot par lequel les Grecs désignaient l'amitié qui unit les membres d'une communauté. La philia, c'est cette réserve de chaleur humaine, d'affect, d'enthousiasme et de générosité qui en stimulant et nourrissant les rapports de solidarité entre citoyens est au cœur même de toute communauté.
Le projet Philia se propose d'être un catalyseur d'évolution au sein de la société canadienne."
Une nouvelle utopie au service des évolutions de la société...plutôt rare par les temps qui courent.
"Nous ne voulons pas créer une nouvelle institution qui chercherait à instaurer des réformes sociales ou bureaucratiques.
Nous voulons plutôt collaborer avec les organisations existantes pour influencer leur façon d'aborder les problèmes et les inciter à transformer leurs relations avec les personnes vulnérables.
Nous souhaitons que le projet Philia serve, bien modestement, de forum d'échanges et de discussions entre la communauté des personnes atteintes de handicaps et la société dans son ensemble. Nous souhaitons que les leaders des différents secteurs de la société veuillent bien utiliser ce forum pour échanger leurs réflexions avec nous.
Et nous souhaitons mettre à la disposition de tous l'expérience et l'expertise des personnes atteintes de handicaps."
Philia se veut donc un "forum d'échanges" pour contribuer à faire bouger les choses.
"Philia veut favoriser un nouvel apprivoisement de l'amitié en retrouvant les sources, les conditions et les exigences de cette " solidarité amicale constitutive de la cité " qui est à la base de notre rôle de citoyen. Le citoyen solidaire est l'unité de base d'une société saine.
Être un citoyen solidaire c'est s'engager à chercher le "Bien Commun". C'est partager ses dons, ses talents, ses habilités, et ses compétences.
On ne peut être un citoyen solidaire seul et à part. La citoyenneté est avant tout exigence de rapprochement."
De tels propos ne me laissent pas indifférents, et je l'espère ne laissent pas indifférents les visiteurs anonymes de ce site.
Les Scouts et Guides de France, entre autres, font eux aussi la promotion d'une citoyenneté active : "Nous invitons les jeunes à devenir des citoyens du monde, solidaires et responsables, convaincus que ce monde change et peut être changé, qu’il peut devenir plus juste, plus vrai, plus fraternel, moins violent et moins générateur d’exclusions." (Projet éducatif des Scouts et Guides de France)
Le site de Philia se risque à dresser une liste "des valeurs et des vertus liées à la citoyenneté" : l'hospitalité, la résilience, les obligations et la réciprocité, la confiance,l'engagement civil, la tolérance,l'inclusion et le respect des différences, le pardon,le courage,l'amitié,l'amour..
Tout un programme...une source de réflexions à méditer. Je vous encourage à aller voir le site.
Intéressant en tout cas de voir l'un des tenants de cette "utopie", porteur lui-même de l'étiquette "handicapé", accéder aux plus hautes responsabilités d'une ville comme Vancouver, appelée à accueillir les Jeux Olympiques dans 4 ans...
Quelques éléments trouvés sur leur site pour comprendre de quoi il s'agit :
"Le projet Philia est fondé sur la conviction que la santé, la solidité et le bien-être des communautés repose sur la participation et l'apport de tous et chacun de ses membres en tant que citoyens actifs et engagés."
Je me reconnais assez volontiers dans cette déclaration préliminaire.
"Nous croyons qu'il est possible de créer au Canada une société qui aille au delà de l'État providence; une société qui non seulement subvient aux besoins de tous, mais où chaque personne peut s'épanouir en toute dignité et être un citoyen à part entière.
Philia veut stimuler un dialogue sur cette vision en mettant l'accent sur la contribution des personnes marginalisées ou exclues en raison de handicaps physiques ou intellectuels.
Les défis qu'affronte la société actuelle sont en effet tels que les talents de tous sont nécessaires pour les relever."
Il ne s'agit pas seulement d'intégrer, mais de valoriser les apports des personnes considérées comme les plus vulnérables.
"En 1993, un petit groupe de Canadiens se réunissait pour examiner la question suivante: "À un moment où les fondements de l'État-Providence sont de plus en plus fragiles, comment pourrait-on créer dans nos collectivités une véritable atmosphère d'hospitalité à l'endroit des personnes vulnérables, faire mieux apprécier la diversité qu'elles apportent et susciter une plus grande capacité d'empathie à leur égard?" "
Fermons les yeux...et transposons en France.
"En 1999... Mettant l'accent aussi bien sur l'innovation que sur l'analyse réfléchie des situations actuelles et des traditions du passé pour en tirer une inspiration, le projet issu de cette démarche prit le nom de "Philia", mot par lequel les Grecs désignaient l'amitié qui unit les membres d'une communauté. La philia, c'est cette réserve de chaleur humaine, d'affect, d'enthousiasme et de générosité qui en stimulant et nourrissant les rapports de solidarité entre citoyens est au cœur même de toute communauté.
Le projet Philia se propose d'être un catalyseur d'évolution au sein de la société canadienne."
Une nouvelle utopie au service des évolutions de la société...plutôt rare par les temps qui courent.
"Nous ne voulons pas créer une nouvelle institution qui chercherait à instaurer des réformes sociales ou bureaucratiques.
Nous voulons plutôt collaborer avec les organisations existantes pour influencer leur façon d'aborder les problèmes et les inciter à transformer leurs relations avec les personnes vulnérables.
Nous souhaitons que le projet Philia serve, bien modestement, de forum d'échanges et de discussions entre la communauté des personnes atteintes de handicaps et la société dans son ensemble. Nous souhaitons que les leaders des différents secteurs de la société veuillent bien utiliser ce forum pour échanger leurs réflexions avec nous.
Et nous souhaitons mettre à la disposition de tous l'expérience et l'expertise des personnes atteintes de handicaps."
Philia se veut donc un "forum d'échanges" pour contribuer à faire bouger les choses.
"Philia veut favoriser un nouvel apprivoisement de l'amitié en retrouvant les sources, les conditions et les exigences de cette " solidarité amicale constitutive de la cité " qui est à la base de notre rôle de citoyen. Le citoyen solidaire est l'unité de base d'une société saine.
Être un citoyen solidaire c'est s'engager à chercher le "Bien Commun". C'est partager ses dons, ses talents, ses habilités, et ses compétences.
On ne peut être un citoyen solidaire seul et à part. La citoyenneté est avant tout exigence de rapprochement."
De tels propos ne me laissent pas indifférents, et je l'espère ne laissent pas indifférents les visiteurs anonymes de ce site.
Les Scouts et Guides de France, entre autres, font eux aussi la promotion d'une citoyenneté active : "Nous invitons les jeunes à devenir des citoyens du monde, solidaires et responsables, convaincus que ce monde change et peut être changé, qu’il peut devenir plus juste, plus vrai, plus fraternel, moins violent et moins générateur d’exclusions." (Projet éducatif des Scouts et Guides de France)
Le site de Philia se risque à dresser une liste "des valeurs et des vertus liées à la citoyenneté" : l'hospitalité, la résilience, les obligations et la réciprocité, la confiance,l'engagement civil, la tolérance,l'inclusion et le respect des différences, le pardon,le courage,l'amitié,l'amour..
Tout un programme...une source de réflexions à méditer. Je vous encourage à aller voir le site.
Intéressant en tout cas de voir l'un des tenants de cette "utopie", porteur lui-même de l'étiquette "handicapé", accéder aux plus hautes responsabilités d'une ville comme Vancouver, appelée à accueillir les Jeux Olympiques dans 4 ans...
par Dominique SOLAZZI
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Au fil du web
Un petit mot pour saluer la création d'un blog consacré au scoutisme adapté , à l'initiative de Lionel Godmet, responsable scout d'Illkirch Graffenstaden.
Nous avions publié l'été dernier la carte postale que l'unité pionniers d'Illkirch nous avait envoyée de leur camp d'été.
C'est le scoutisme qui doit s'adapter et non l'inverse, nous le répétons ici à longueur d'article. L'intérêt de ce qui se vit à Illkirch, c'est me semble-t-il d'essayer de nouvelles manières de vivre le scoutisme ensemble.
Beaucoup d'enfants ou d'adolescents porteurs d'une déficience sont amenés à vivre au quotidien dans des centres spécialisés. Les Scouts et Guides de France n'ont pas l'habitude d'aller à leur rencontre, alors que très probablement beaucoup aimeraient faire du scoutisme. Et la proposition scoute peut s'adapter à leurs besoins pour les aider à progresser.
C'est à partir de ce principe qu'a été créée en 2003 l'unité pionniers adaptée d'Illkirch. La plupart des activités se font en unité, mais le poste pionniers vit chaque année un certain nombre de rencontres avec les autres unités du groupe. 2005-2006 a vu l'ouverture d'une équipe compagnon adaptée.
Plusieurs propositions d'unités spécifiques, concernant différentes tranches d'âge, existent à travers la France. Ces propositions prouvent que le scoutisme peut avoir mille visages pour répondre de manière adaptée aux besoins des enfants et des jeunes.
Nous avions publié l'été dernier la carte postale que l'unité pionniers d'Illkirch nous avait envoyée de leur camp d'été.
C'est le scoutisme qui doit s'adapter et non l'inverse, nous le répétons ici à longueur d'article. L'intérêt de ce qui se vit à Illkirch, c'est me semble-t-il d'essayer de nouvelles manières de vivre le scoutisme ensemble.
Beaucoup d'enfants ou d'adolescents porteurs d'une déficience sont amenés à vivre au quotidien dans des centres spécialisés. Les Scouts et Guides de France n'ont pas l'habitude d'aller à leur rencontre, alors que très probablement beaucoup aimeraient faire du scoutisme. Et la proposition scoute peut s'adapter à leurs besoins pour les aider à progresser.
C'est à partir de ce principe qu'a été créée en 2003 l'unité pionniers adaptée d'Illkirch. La plupart des activités se font en unité, mais le poste pionniers vit chaque année un certain nombre de rencontres avec les autres unités du groupe. 2005-2006 a vu l'ouverture d'une équipe compagnon adaptée.
Plusieurs propositions d'unités spécifiques, concernant différentes tranches d'âge, existent à travers la France. Ces propositions prouvent que le scoutisme peut avoir mille visages pour répondre de manière adaptée aux besoins des enfants et des jeunes.
par Dominique SOLAZZI
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Au fil du web
"Handicapés ou non, ils jouent ensemble."
Le parti pris de Loisirs Pluriel, cette fédération d'associations qui s'est donné les moyens de ses ambitions, est-il transposable? est-il imaginable que chez les Scouts et Guides de France, des chefs et cheftaines de bonne volonté mettent en place un accueil similaire?
Quand j'étais responsable du service Arc en Ciel, j'ai pu constater à quel point nous étions capables de susciter des vocations à l'accueil des jeunes handicapés:
Dans beaucoup d'unités il y a un ou deux enfants qui ont des déficiences plus ou moins importantes. Ce sont souvent des déficiences assez légères, et les choses se passent habituellement sans difficulté majeure . Les maîtrises seraient sans doute surprises si on leur disait qu'elles accueillent un enfant "handicapé".
Dans quelques groupes locaux existent aussi ce qu'on appelle des unités "spécialisées" ou "spécifiques" (ces unités prennent aussi parfois le nom d' unités "Arc en ciel" ou d' unité ou d'équipe "adaptée" ): ce sont des unités de taille plus ou moins importante qui accueillent des jeunes handicapés mentaux entre eux; des temps de rencontre avec les autres unités du groupe sont prévues de temps en temps, mais ce sont les activités entre jeunes handicapés qui prédominent. Les responsables de ces unités sont généralement des militants aux convictions fortement affirmées...
En revanche, personne n'a à ce jour tenté vraiment l'aventure du scoutisme pluriel : c'est à dire faire le choix, localement, de faire vivre ensemble du scoutisme ou du guidisme à plusieurs jeunes handicapés et à plusieurs jeunes valides...en nombre à peu près équivalent dans la même unité.
Rien ne s'y oppose sur le plan de nos principes ni sur le plan légal.
En cette veille de nouvelle année, je pense de plus en plus que ce serait une piste très riche à explorer par ceux de nos responsables qui sont les plus militants d'un scoutisme ouvert à tous: "Handicapés ou non, ils peuvent jouer ensemble".
Le parti pris de Loisirs Pluriel, cette fédération d'associations qui s'est donné les moyens de ses ambitions, est-il transposable? est-il imaginable que chez les Scouts et Guides de France, des chefs et cheftaines de bonne volonté mettent en place un accueil similaire?
Quand j'étais responsable du service Arc en Ciel, j'ai pu constater à quel point nous étions capables de susciter des vocations à l'accueil des jeunes handicapés:
Dans beaucoup d'unités il y a un ou deux enfants qui ont des déficiences plus ou moins importantes. Ce sont souvent des déficiences assez légères, et les choses se passent habituellement sans difficulté majeure . Les maîtrises seraient sans doute surprises si on leur disait qu'elles accueillent un enfant "handicapé".
Dans quelques groupes locaux existent aussi ce qu'on appelle des unités "spécialisées" ou "spécifiques" (ces unités prennent aussi parfois le nom d' unités "Arc en ciel" ou d' unité ou d'équipe "adaptée" ): ce sont des unités de taille plus ou moins importante qui accueillent des jeunes handicapés mentaux entre eux; des temps de rencontre avec les autres unités du groupe sont prévues de temps en temps, mais ce sont les activités entre jeunes handicapés qui prédominent. Les responsables de ces unités sont généralement des militants aux convictions fortement affirmées...
En revanche, personne n'a à ce jour tenté vraiment l'aventure du scoutisme pluriel : c'est à dire faire le choix, localement, de faire vivre ensemble du scoutisme ou du guidisme à plusieurs jeunes handicapés et à plusieurs jeunes valides...en nombre à peu près équivalent dans la même unité.
Rien ne s'y oppose sur le plan de nos principes ni sur le plan légal.
En cette veille de nouvelle année, je pense de plus en plus que ce serait une piste très riche à explorer par ceux de nos responsables qui sont les plus militants d'un scoutisme ouvert à tous: "Handicapés ou non, ils peuvent jouer ensemble".
par Dominique SOLAZZI
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"Handicapés ou non, ils jouent ensemble."
Un principe proche de celui des Scouts et Guides de France : "Valides ou non, ils jouent ensemble".
Toutefois la mise en avant des valides ou des handicapés n'accorde pas la priorité aux mêmes personnes... dans le deuxième cas les personnes déficientes ou maldes chroniques doivent faire l'effort de s'intégrer, car l'organisation est avant tout pensée pour des valides.
Laurent Thomas disait en 1999 dans son livre: "Au sein des Scouts de France, l'ambition affichée au début des années 90 n'a pas vraiment été suivie d'effet, par manque de moyens et de réelle volonté politique de l'ensemble de l'association" (page 54).
Comme les autres structures de loisirs ou de vacances qui pourtant se disent ouvertes aux enfants handicapés, nous les oublions souvent, car les barrières pour accueillir sont nombreuses.
Laurent Thomas en cite au moins trois(page 58) : la mauvaise accessibilité des locaux, le problème de l'encadrement, et la question des activités, à adapter en priorité aux valides ou aux handicapés?
Pour lever ces barrières, Loisirs Pluriel propose quatre solutions (pages 59 et suivantes) :
- Qualité de l'encadrement: jeune, non spécialisé, mais nombreux (un animateur pour deux à trois enfants); formation interne et régulation du fonctionnement des équipes d'encadrement.
- Taille et fonctionnement des groupes: au maximum 20 enfants, en proportions à peu près égales entre enfants valides et handicapés, "le fait qu'il y ait des enfants différents est normal" et les enfants handicapés sont accueillis par principe" (même s'il y a des critères...)
- Adaptation des activités: au niveau du matériel, des règles, de l'imaginaire, de l'environnement..."nous insistons sur l'accès au plaisir du jeu plutôt que sur sa réalisation".
- Des critères d'accueil identiques pour tous: la capacité et le désir de particper aux activités proposées, et la capacité à vivre en groupe dans de bonnes conditions.
Il n'y a rien dans ces conditions qui soit impossible à mettre en oeuvre au sein d'un groupe local Scouts et Guides de France.
Sauf peut-être une évolution des mentalités...
Dans un prochain article nous essaierons d'avancer sur cette piste un peu nouvelle du "scoutisme pluriel".
Un principe proche de celui des Scouts et Guides de France : "Valides ou non, ils jouent ensemble".
Toutefois la mise en avant des valides ou des handicapés n'accorde pas la priorité aux mêmes personnes... dans le deuxième cas les personnes déficientes ou maldes chroniques doivent faire l'effort de s'intégrer, car l'organisation est avant tout pensée pour des valides.
Laurent Thomas disait en 1999 dans son livre: "Au sein des Scouts de France, l'ambition affichée au début des années 90 n'a pas vraiment été suivie d'effet, par manque de moyens et de réelle volonté politique de l'ensemble de l'association" (page 54).
Comme les autres structures de loisirs ou de vacances qui pourtant se disent ouvertes aux enfants handicapés, nous les oublions souvent, car les barrières pour accueillir sont nombreuses.
Laurent Thomas en cite au moins trois(page 58) : la mauvaise accessibilité des locaux, le problème de l'encadrement, et la question des activités, à adapter en priorité aux valides ou aux handicapés?
Pour lever ces barrières, Loisirs Pluriel propose quatre solutions (pages 59 et suivantes) :
- Qualité de l'encadrement: jeune, non spécialisé, mais nombreux (un animateur pour deux à trois enfants); formation interne et régulation du fonctionnement des équipes d'encadrement.
- Taille et fonctionnement des groupes: au maximum 20 enfants, en proportions à peu près égales entre enfants valides et handicapés, "le fait qu'il y ait des enfants différents est normal" et les enfants handicapés sont accueillis par principe" (même s'il y a des critères...)
- Adaptation des activités: au niveau du matériel, des règles, de l'imaginaire, de l'environnement..."nous insistons sur l'accès au plaisir du jeu plutôt que sur sa réalisation".
- Des critères d'accueil identiques pour tous: la capacité et le désir de particper aux activités proposées, et la capacité à vivre en groupe dans de bonnes conditions.
Il n'y a rien dans ces conditions qui soit impossible à mettre en oeuvre au sein d'un groupe local Scouts et Guides de France.
Sauf peut-être une évolution des mentalités...
Dans un prochain article nous essaierons d'avancer sur cette piste un peu nouvelle du "scoutisme pluriel".
par Dominique SOLAZZI
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