Ce 17 octobre a eu lieu comme tous les ans la Journée mondiale du refus de la misère.
A la radio dans la soirée l'un des intervenants précisait bien les enjeux de cette "actualité": il ne s'agit pas d' "aider les pauvres", mais de mettre en place une société où chaque citoyen a la possibilité de vivre dignement.
Même en France, nous avons des progrès à faire: 3 millions de personnes sans logement ou mal logées, 1 million d’enfants vivant dans la grande pauvreté... (source : Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale,cité dans le dossier de presse). Je vous invite à parcourir le site Internet de la Journée mondiale.
Refuser la misère, un chemin vers la paix ? c'est cet axe inattendu qu'à choisi d'honorer cette année le jury du prix Nobel, en remettant son prix pour l'année 2006 à l'économiste bangladais Muhammad Yunus, l'inventeur du micro crédit. Un économiste qui a un jour fait le choix de prêter à des pauvres des petites sommes sans demander de garanties exorbitantes et à des taux bien inférieurs à ceux couramment pratiqués dans son pays... il a été si bien remboursé que sa banque, la "Grameen Bank"(banque du village), fondée en 1976, a considérablement prospéré,multipliant ses agences à travers le pays et exportant son "modèle" dans d'autres pays.
La Grameen Bank prête des petites sommes (de l'ordre de 50 à 150 dollars),essentiellement aux femmes ( plus de 90%),souvent en groupes. La banque joue la carte de la proximité et fait de ses emprunteurs les "actionnaires" de l'agence.
Un modèle non dépourvu d'ambiguïté, accusé de faire le jeu du capitalisme, de maintenir les pauvres dans un état de dépendance en les incitant à se surendetter, et de faire lui-même du profit. Les taux de la Grameen Bank avoisineraient en effet les 20%, à comparer toutefois aux 100 % demandés par leurs concurrents...
Mais ce modèle me semble intéressant à un double titre: il sort de la logique de l'aide à sens unique, de l'assistance sans contrepartie, et il "donne une chance" à des gens qui n'avaient aucune issue. Il renverse la logique du principe favori des banquiers : "On ne prête qu'aux riches"...
Pourquoi aborder ce sujet ici?
Parce que je vérifie tous les jours dans mon petit cabinet de banlieue français les conséquences importantes que peut avoir en matière de santé la précarité et l'exclusion.
Parce que les premiers besoins de santé à satisfaire sont les besoins de survie avant d'être les besoins d'épanouissement personnel...et que même en France, ils ne sont pas satisfaits pour tout le monde.
Parce que la non satisfaction de ces besoins élémentaires ne va pas dans le sens d'une société humaine et juste.
Parce que les Scouts et Guides de France ont décidé en 2007, à l'occasion du centenaire du scoutisme, d'agir pour la paix...et que cette action peut parfois prendre des couleurs originales.
L'occasion d'un coup de projecteur sur le numéro spécial que publie à cette occasion le bulletin épidémiologique hebdomadaire, BEH, sur le site de l'institut de veille sanitaire. En page 8, nous vous conseillons de lire avec attention l'article de Marie Choquet, épidémiologiste à l'INSERM, qui rappelle les données actuelles concernant les débuts de la consommation tabagique.
Elle se base sur deux enquêtes validées menées dans différents pays d'Europe, l’enquête HBSC qui concerne les élèves de 11,13 et 15 ans, menée en 2002, et l'enquête ESPAD, pilotée en france par l'INSERM en 2003, et qui fournit des données sur les élèves de 16 ans.
En France, à 11 ans, 12% ont déjà "fumé au moins une fois dans leur vie". Le nombre d'expérimentateurs augmente régulièrement avec l'âge, avec 33 % à 13 ans, et surtout 60 % à 15 ans. Ce sont les garçons qui commencent le plus précocément, mais entre 13 et 15 ans la proportion de filles dépasse celle des garçons.
La consommation régulière est évaluée en demandant aux adolescents s'ils ont fumé "au moins une cigarette par jour depuis les 30 derniers jours".
En France, moins d'1% des enfants de 11 ans fument quotidiennement, mais 3 % des adolescents de 13 ans, 20 % des 15 ans et 24 % des 16 ans. Et c'est entre 15 et 16 ans que la proportion de filles qui fument tous les jours dépasse celle des garçons.
L'auteur constate que la France se situe dans la moyenne des pays européens et que la proportion de gros fumeurs est d'autant plus importante que le taux d'expérimentation est élevée. Elle souligne l'évolution à la baisse en France depuis 4 ans.
Dans la mesure où l’augmentation avec l’âge se situe surtout entre 13 et 15 ans, notamment pour les filles, l'auteur conclut en disant que " les actions de prévention devraient se situer prioritairement à cet âge et être différenciées pour garçons et filles."
Les Scouts et Guides de France travaillent actuellement à la rénovation de leurs programmes pédagogiques. En matière de santé, aider les jeunes adolescents à ne pas expérimenter, ou à ne pas poursuivre une consommation tabagique semble un objectif pertinent pour la tranche d'âge des 11-15 ans...
Ce fut une journée comme les autres.
Une journée à essayer de soigner petits et grands bobos de l’âme ou du corps, avec la modestie attendue des petits médecins de quartier.
Une journée de rencontres banales ou stimulantes.
Le 10 mai a été choisi comme date de commémoration de l’abolition de l’esclavage. Un bon choix pour cette date où je commémore habituellemnt plus modestement...mon anniversaire.
Ce 10 mai, il se trouve que j’ai eu cinquante ans. Une journée comme les autres, avec quand même quelques drôles d’images qui m’ont traversé l’esprit :
Celle de ce vieux monsieur de 85 ans qui vient me consulter une fois par an pour me raconter ses exploits vélocipédiques : ce qui le fait vivre, c’est de continuer à grimper les cols dans les Alpes. Il me fait parfois frémir quand il me raconte les vertiges qui l’obligent à rectifier la trajectoire dans les descentes. Il est en tout cas peu motivé à venir me fréquenter souvent et il a bien raison.
C’est aussi le souvenir peu réjouissant d’un ami emporté en pleine vie par un cancer à l’âge de 29 ans il y a bien longtemps de çà...ou de cet autre ami qui décida d’en finir le jour de l’anniversaire de ses 47 ans, comme si la vie avait épuisé la réserve de bonheur et de promesses qu’elle lui réservait.…
C'est aussi l’image récurrente d’un Théodore Monod qui à 90 ans parcourait toujours le désert en long en large ! c’est l’horizon que je préfère avoir en tête.
J’ai souvent pensé qu’être adulte, c’était prendre les moyens de réaliser ses rêves d’adolescents.
Quand j’étais enfant je m’imaginais en écrivain, adulte j’écris un blog et des articles reformatés par d’autres pour des revues éphémères...
Quand j’étais adolescent je voulais voyager et faire des choses avec les autres.
J’ai eu un aperçu aventureux du Tchad et du Cameroun en 1986, immersion brutale dans les pays du tiers monde.
J’ai aussi fait quelques voyages familiaux très instructifs, je pense notamment à ces séjours en Tunisie et dans le Sud Maroc qui m’ont aidé à bien sortir de l’ occidentalo-centrisme.
J’ai animé des missions pour le compte des scouts,au Sénégal plusieurs fois et en Mauritanie.
Mais je ne suis jamais devenu volontaire à l'étranger ni médecin sans frontières.
A défaut de voyager moi-même j’ai participé à la structuration des préparations au départ des compagnons partant à l’étranger…
A présent je suis administrateur au SCD, sans être jamais parti comme volontaire. Peut-être qu’un jour ils m’enverront en mission quelque part.
Faire médecine n’a jamais été une vocation précoce, ni même quelque chose qui m’attirait.
A 18 ans, j’étais…indécis, peinant à faire de mes rêves des projets.
Je me suis engagé là-dedans sur une vague envie de m’occuper des autres, et parce que çà reportait le moment de choisir, car il y a mille et une manières d'exercer ce métier...
Et finalement c’est ce que j’ai eu la chance de faire : médecin urgentiste pendant une quinzaine d’années, dans l’instantané et dans l’exigence extrême d’être au quotidien à 100% performant pour « sauver des vies » (!); puis une parenthèse de 4 ans comme permanent chez les scouts auprès de la branche aînée ; et depuis 7 ans une pratique de la médecine de soins « généraliste » et de proximité : après l’instantanéité, la découverte de la valeur du temps pour faire évoluer les comportements.
J’aimerais bien que la dernière phase de mes engagements professionnels soit davantage orientée vers la formation, la prévention, l’éducation… dans le domaine de la santé publique, il y a beaucoup à faire.
C’est çà, passer d’un jour à l’autre du statut de quadragénaire à celui de quinquagénaire : çà vous met plein de choses dans la tête...
Je mesure tous les jours la chance que j’ai d’avoir été jusqu’ici épargné par les maladies graves et par les accidents.
Un patient de 69 ans que j’ai vu ce jour-là, arménien de son état, se préparait à partir en Arménie ; il me confiait qu’il faisait toujours plein de choses mais plus forcément au même rythme qu’avant, et qu’il était devenu beaucoup plus prudent, beaucoup moins tout fou… je constate avec un peu d’inquiétude tout de même que c’est à partir de 50 ans qu’on resserre l’étau des mesures de santé préventives à prendre « car le risque est statistiquement beaucoup plus important à partir de 50 ans ».
Dans certains pays, à 50 ans, on est un vieillard. Mais au moins sous nos latitudes, l’espérance de vie a augmenté de manière considérable depuis une génération. Le nombre de personnes d’âge mûr et de personnes âgées est en pleine progression, et elles sont pour la plupart dans un état de santé satisfaisant. Nos mentalités n’ont pas encore bien intégré ce choc culturel important mais il va bien falloir le faire…
Je pense de plus en plus que c’est l’acceptation de soi-même et les projets qu’on a qui font vivre.
J’aime bien le concept récent (et parfois controversé ) de résilience. Cette aptitude à, comme le roseau , « plier mais ne pas rompre » face aux difficultés et aux épreuves que la vie peut vous réserver. C’est une qualité qu’on retrouve dans une maxime un peu désuète que le scoutisme remet parfois en avant : « le scout sourit dans les difficultés ». La résilience est une aptitude qu’il me semble important de cultiver.
Je ne sais pas si j’ai pris ou non un coup de vieux le jour de mes cinquante ans. Peut-être dans le regard des autres. Certains symptômes m’inquiètent quand même: quand on est vieux, on devient susceptible.
Or j’ai failli étrangler ma fille de 11 ans quand elle m’a dit le jour de mon anniversaire d’un air malicieux : « papa, t’as cinquante ans ou t’as soixante ans ? ». Les enfants sont sans pitié.
C'est grave, docteur? je vais me soigner, promis.
Changement d'époque, changement de technique: fini les toises et les mètres de couturières, la mesure des paramètres corporels se fait désormais à l'imagerie 3D.
11562 volontaires de 5 à 70 ans sont ainsi passés dans des cabines spéciales où un rayon optique a repéré 85 points prédéfinis, de manière à reconstituer une silhouette virtuelle en trois dimensions.
Ces résultats sont-ils fiables? sans doute faut-il se poser la question, car la technique de mesure n'est plus la même, et les "volontaires" ne sont pas forcément représentatifs de la population totale... mais c'est une approche intéressante de l'évolution morphologique des français.
D'après cette enquête,en 2006, la française moyenne mesure 162,5cm pour 62,4kg (contre 160,4cm pour 60,6kg en 1970); le français moyen mesure 175,6cm pour 77,4kg (contre 170,1cm pour 72,0kg en 1970) .
En somme, chacun a pris un kilo de poids par centimètre gagné !
Les résultats de cette enquête auront un impact certain sur la taille et la coupe des vêtements, la pointure des chaussures, la dimension des places dans les trains... on verra sans doute s'élargir la dimension des tourniquets et des sièges du métro.
D'après des fabriquants de salles de bains, en trois décennies les dimensions d'une baignoire standard sont déjà passées de 70 à 75 cm en largeur, et de 150 à 170 cm en longueur...
On dit souvent que la santé, c'est la relation au corps.
Très bien, mais quel corps? l'enveloppe corporelle change, et sans doute aussi la relation que chacun entretient avec elle. C'est une expérience que chacun a pu vivre au début de son adolescence par exemple.
"Etre bien dans sa peau", et à l'aise dans son environnement? pas si simple.
Pour plus de détails (et notamment des liens instructifs), le site de la campagne de mensurations.
J’étais chargé d’une animation sur les questions de consommation de drogue au cours de cette soirée de Nouvel An qui clôturait le rassemblement national « Paris 2001»… le dernier rassemblement de jeunes du défunt mouvement Scouts de France !
Chaque compagnon qui avait participé à l’animation ou qui passait par là était invité à remplir une "carte de voeux pour l'An 01 », pour lui-même ou quelqu'un d'autre.
A chacun de choisir ce qui lui correspond le plus :
Je souhaite à tous et à toutes de passer un excellent siècle...et un bon demi pour les autres !
A tous, une excellente soirée! Et que l'on se rende compte qu'on peut s'éclater sans fumer ni boire!
Que tous les jours soient une fête comme celle-ci.
Je souhaite à tout le monde d'être heureux au maximum.
Sexe, drogues, rock 'n roll : pour tout le monde.
Tout le monde en fête !! plus de guerre, que des frères !!
Peace, paix. Qu'on s'amuse et qu'on se marre. Mais SVP n'abusez pas !
Penser aux non-fumeurs quand je fume.
Que les non fumeurs ne soient pas considérés comme des asociaux.
A tous mes amis fumeurs: qu'ils puissent un jour réaliser leur rêve: ARRETER !
Arrêter de fumer. Aider les autres à arrêter.
Je vais réussir, je vais réussir, je vais réussir, je vais réussir ! Je vais…arrêter de fumer.
Y a encore trop de jeunes qu'on ne connaîtra jamais dans ces rassemblements à cause de l'alcool.
Pour moi moins d'alcool. Pour les autres moins de fumée et de drogue.
Que l'on puisse arriver à s'éclater avec des gens qu'on connaît pas sans être bourré ou shooté!
Plein de projets sans béquilles addictives.
Que mon équipe cesse de ne penser qu'au shit, afin que nous fassions de belles choses ensemble.
Un projet compa, c'est quand même plus sympa que des des soirées joint + bouteille. Alors, plein de projets pour 2001 !
Que cette nouvelle année soit riche « d'accroche - décroche ».
Arrêtons ces conneries: on n'en n'a pas besoin pour vivre bien.
La vie vaut le coup d'être vécue, alors soyez pas cons, ne l'abrégez pas et profitez de plaisirs simples comme bonjour !
A tous les fous de partout : qu'ils le soient toujours moins.
Pouvoir utiliser chacun de mes sens pour m'ouvrir au monde, aux autres et pouvoir tous se tenir par la main. J'aimerais que l'amour règne...
Fini la guerre, drogues et alcool.
La paix dans un monde sans fumée tabactine, hallucinogenalcoolisée! Shalom !
Vivre car on a la chance de pouvoir le faire et être heureux.
Que la lumière rayonne et jaillisse de chaque visage.
Cultivons la différence et non l'indifférence.
Que les parisiens sourient plus.
Des sourires dans le métro même le lundi matin. Carpe diem !
Paix et Amour!
Paix, Amour, Espoir:
"Ne rêve pas ta vie mais vis de tes rêves"
Du bonheur à partager.
Que tout le monde trouve son bonheur là où il est.
Soyez heureux du bonheur des autres ! Çà rend heureux...! Toujours garder l' ESPERANCE.
Que le monde soit plus beau.
Pas de guerres. Plus d'amour. Pas de famine. Réunir plus les peuples. Vive la fête.
Voir l'humanité avancer dans le bon sens.
Voir la naissance d'une "polyculture", un mélange entre toutes les cultures.
Le vert, chemise compa, c'est la couleur de l'espérance… A plusieurs, on peut faire beaucoup.
Que les compagnons continuent à être témoins et semer du bonheur partout dans le monde.
Bonne année à tous ceux que je connais et à tous ceux que je ne connais pas. Je vous souhaite de réaliser vos rêves les plus fous.