Au-delà des barrières             Scoutisme et santé

                                                                                             
 

S'abonner

Inscription à la newsletter

album photos

 

Lundi 3 avril 2006

Je soumets à votre méditation la mésaventure subie par une unité pionniers il y a deux jours. Information trouvée hier sur LaToileScoute :

" Un groupe du territoire "Bourgogne du Sud" (proximité de la Bresse) vient d'avoir la désagréable visite de la gendarmerie lors d'un week-end de poste pionnier.

Ok, ils campaient dans la zone d'exclusion à 3 kms d'une exploitation agricole.
Ils allaient se mettre à table et les gendarmes ont saisi les cuisses de poulet qu'ils étaient prêts à déguster sous prétexte que l'intendant ne pouvait pas fournir l'emballage et donc la preuve que ces poulets n'avaient pas été transportés vivants dans la zone d'exclusion.

Ont-ils le droit de faire ça?
Les groupes du territoire ont décidé de faire un courrier au ministre de l'agriculture et le Délégué territiorial  se présente ce samedi après-midi à la préfecture de la Saône-et-Loire à 15h pour un rendez-vous avec le préfet sur cette question. "


La réglementation qui s'impose aux activités scoutes est de plus en plus contraignante...

par Dominique SOLAZZI publié dans : Maladies et déficiences
Samedi 18 février 2006
Le choix de ce titre était un peu facile... mais tentant ! et tellement en phase avec l'actualité...

A l'heure où un canard sauvage découvert mort sur un étang des Dombes fait la une des médias, un premier point sur la grippe aviaire s'imposait ici.

Cet été un millier de compagnons et JEM vont migrer vers des contrées lointaines.
Dans certains de ces pays il y a déjà eu des cas humains de grippe aviaire. Or les compagnons et JEM à l'étranger ne restent généralement pas dans leur bulle: ils rencontrent les scouts du pays d'accueil, d'autres partenaires, ils sont reçus dans les familles...Le risque de se contaminer n'est pas nul.


Un site sur la grippe aviaire a été créé par le gouvernement pour récapituler les informations et les différentes mesures prises.
Une page spécifique
y récapitule les précautions à prendre lors d'un séjour dans l'un des pays touchés.
 

L'affiche d'information aux voyageurs
de l'INPES est plus synthétique mais dit l'essentiel :
1. Évitez tout contact avec les volailles, vivantes ou mortes (non cuites).
2. Ne vous rendez pas dans les élevages ni sur les marchés aux volailles et aux oiseaux.
3. Lavez-vous souvent les mains à l’eau et au savon.
4. Consommez uniquement des aliments bien cuits

Plus globalement, essayons de répondre à quelques questions:

- Quels sont les pays où des cas humains on été constatés?
L'Institut national de veille sanitaire fait le point au 15 février 2006
 "A ce jour, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), des cas humains ont été identifiés dans 5 pays d’Extrême Orient : Cambodge, Chine, Indonésie, Thaïlande et Vietnam"... plus récemment des cas ont été confirmés en Turquie et en Irak.

- Y a-t-il transmission interhumaine?
à l'heure actuelle il n’existe pas de preuve de transmission inter humaine  de la maladie.

- Comment se contamine-t-on ?
"La contamination est aérienne [ le virus est contenu dans de minuscules gouttes d'eau en suspension dans l'air] et se fait essentiellement lors de contacts étroits, prolongés et répétés dans des espaces confinés avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d’animaux infectés, par voie directe ou indirecte (surfaces et/ou mains souillées par les déjections).
Dans les pays touchés, aucune personne n’a été infectée sans avoir été en contact étroit avec des oiseaux malades."   (pour en savoir plus, cf cet article  )

- Faut-il arrêter de manger du poulet ?
Le site de l'OMS est très clair sur les précautions à prendre:
"Dans les zones exemptes de la maladie, on peut apprêter et consommer ces produits comme d'habitude ...
Dans les zones touchées par des flambées épidémiques, les volailles et produits de volaille peuvent également être consommés sans danger à condition d'être bien cuits et correctement manipulés pendant la préparation. Le virus H5N1 est sensible à la chaleur. Aux températures où s'effectue normalement la cuisson (70o C en tout point de l'aliment), le virus sera détruit.
Avant de consommer de la viande de volaille, il faudra s'assurer que toutes les parties sont bien cuites (la chair ne doit plus être rose); les oeufs devront eux aussi être bien cuits (les jaunes ne doivent pas être liquides)."

- Que faire lors de la découverte d’oiseaux morts ?    tous les détails ici.

"En toutes circonstances, toute personne qui voit ou trouve un oiseau mort ne doit pas y toucher." mais il est conseillé d'alerter les autorités concernées en faisant le 18.

En conclusion:

- Vous pouvez continuer à consommer du poulet basquaise ou du canard à l'orange au cours de vos week-ends scouts.
- Faites le 18 si au cours d'une balade vous croisez un oiseau mort.
- Pour les camps à l'étranger, prudence si vous vous rendez dans l'un des pays cités plus haut.

Les Scouts et Guides de France publieront prochainement une mise au point officielle sur les précautions à prendre.

par Dominique SOLAZZI publié dans : Maladies et déficiences
Samedi 3 décembre 2005
            

                 Séminaire des Scouts et Guides de Mauritanie - ONUSIDA  mai 2004.



Ce premier décembre a eu lieu comme chaque année la Journée mondiale contre le SIDA.


Retour sur quelques chiffres entendus à cette occasion:

On estime que 40 millions de personnes vivent avec le virus du sida, qui a fait plus de 25 millions de victimes dans le monde depuis son identification en 1981.

Comme le souligne ONUSIDA,  "c'est l’une des épidémies les plus dévastatrices de l’histoire ».


L'inde est actuellement le pays qui compte le plus
de séropositifs: 5,1 millions, mais l’Afrique du Sud en compte  5 millions et le Nigéria 3.6 millions. L’Afrique noire ne représente que 10% de la population mondiale, mais elle concentre 60% des personnes atteintes .

En France, 7000 nouveaux cas de séropositivité ont été détectés en 2004, et la situation semble se dégrader. 4000 nouveaux cas avaient été détectés en 2000.

On parlait beaucoup plus du SIDA en France il y a 10 ou 15 ans, mais depuis les trithérapies ont été inventées : des traitements très coûteux et très lourds au quotidiens, mais qui ont considérablement amélioré le pronostic de la maladie...

Ces traitements ont  aussi bouleversé  la perception du SIDA  dans la population :  d'une catastrophe mondiale annoncée, on est passé à la perception d'une maladie chronique "presque" comme les autres.
Le SIDA est devenu une maladie des pays pauvres.

La vigilance s'est relâchée, et l'internationalisation aidant, c'est un peu comme si l'on redécouvrait que nous ne sommes pas à l'abri...

Les scouts peuvent-ils agir, et doivent-ils le faire?  deux remarques :

- Nous sommes d'abord un  mouvement éducatif, c'est notre spécificité. Nous ne sommes pas un mouvement de prévention contre tel ou tel fléau. Mais notre spécificité de mouvement éducatif nous impose précisément d'avoir une parole dans le domaine de la sexualité et du développement affectif.

- Nous sommes aussi, et dans une grande mesure, un mouvement de jeunes, probablement le plus nombreux en France à l'heure actuelle.
Ce qui nous donne des responsabilités.
Les pionniers/caravelles et les compagnons/JEM  doivent être encouragés à adopter des comportements individuels responsables, et également à  mener des projets dans le domaine de la prévention du SIDA.

De nombreuses associations scoutes et guides dans le monde s'honorent en développant des programmes éducatifs qui intègrent pleinement l'éducation sexuelle et affective des enfants et des jeunes.

Pourquoi serait-ce réservé aux pays du Sud?
 
par Dominique SOLAZZI publié dans : Maladies et déficiences
 
 
faire un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus